Message d’excuse

Chers amis,

Deux années d’absence sans aucun message sur notre blog. Deux longues années, mais nous allons renouer avec les bonnes habitudes. Je vous présente toutes mes excuses pour un temps d’absence aussi long.

En perspective d’une nouvelle dynamique, je vous prie de nous envoyer des sujets pour la rédaction des articles.

Merci

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Retour sur mon blog

Après quelques mois d’absence, je reviens sur mon blog pour y laisser des analyses personnelles que certaines personnes apprécieront alors que d’autres ne partageront pas. Que ce soit le soutien des uns ou l’opposition des autres, je pense que le plus important, c’est la prise de conscience de chacun sur l’évolution de la société. 

Les analyses qui seront présentées risquent d’être perçues par certains comme les analyses d’une personne qui vit en marge de son époque. Cela ne pose aucun problème car une préparation est déjà faite pour cette éventualité. En effet, l’un des maux qui minent le contient africain, c’est la trahison de ses intellectuels et leur refus de voir la vérité en face. 

Maintenant que les couleurs sont annoncées, vous aurez de mes nouvelles. A bientôt donc. 

Une Afrique condamnée, des Africains perdus? 


AFRIQUE: Quel processus de construction de la pensée?

Nous abordons dans cet article, une question de fonds que les uns et les autres pourraient trouver dénuer de toute importance ou utilité mais qui en réalité représente le soubassement de tout développement. Il s’agit de la problématique de la construction de la pensée. Il est clair qu’il ne peut y avoir de développement pour aucune Nation si les fils et filles de cette Nation ne développement des stratégies propres à leurs contextes. Le transfert de technologies ou de compétences avérées ailleurs n’est pas le gage d’un développement. Au contraire, cela aboutit à l’aggravation de la pauvreté, à la discrimination et à l’augmentation des écarts entre faux riches et pauvres. Le secteur de l’agriculture, considéré comme le secteur le plus important de l’économie béninoise illustre bien nos propos. Malgré le transfert des innovations d’ailleurs, malgré les fonds engloutis, malgré les nombreux projets mis en œuvre depuis une trentaine d’années, le secteur reste toujours égal à lui-même. Les plus pessimistes diront même que le secteur a reculé, vu l’avancée de la pauvreté qui se manifeste tout simplement par le dénuement des populations agricoles et alliées. 

Que faisons-nous pour, d’une part amener nos concitoyens à développer des stratégies innovantes capables de nous mettre sur la voie du développement et d’autre part, quels mécanismes mettons-nous en place pour faire la promotion des personnes qui essaient de proposer des idées innovantes ? Pourquoi avons-nous si peur d’innover ou d’entreprendre ? Quels mécanismes sont mis en place pour stimuler les jeunes à innover ? 

A notre avis, la principale cause de ces différentes situations est liée à notre système de pensée. En effet, la façon dont la pensée est construite chez nous permet-elle aux gens de prendre des initiatives ? Les gens ont-ils la liberté de réfléchir par eux-mêmes ou au contraire, ils ne font que répéter ou ressasser ce qui leur a été transmis par leurs aînés. 

Dans la culture béninoise et de surcroit la culture africaine, la connaissance s’acquiert jadis après passage à des rites d’initiation. Cette connaissance consiste essentiellement au transfert de savoirs ancestraux. L’individu qui acquiert ces savoirs est sensé devenu une personne adulte. Cependant, être adulte signifie t-il avoir réussi aux rites initiatiques ? En quoi ce passage permet-il aux individus d’augmenter leurs capacités d’analyse et d’être en mesure de penser par eux-mêmes et non de réciter ce que les ancêtres leurs ont transmis ? Comment peut-on se développer si on ne peut produire des pensées par soi-même ? Comment peut-on se développer si on ne peut douter des dogmes de la tradition ? Si les travaux de Galilée ne lui avaient pas permis de démontrer que la terre est une sphère et non une surface plane, ce dogme établit par l’église chrétienne circulerait toujours. Pourtant, par ses réflexions de cette époque là, il a révolutionné beaucoup de choses. Cela n’est-il pas valable pour assez de dogmes établit par la tradition africaine ? 

Revenant à ce qui se passe aujourd’hui, ne sommes nous pas capables de faire les mêmes constats ? A notre avis, rien n’a changé même si beaucoup d’africains ont été en contact avec la culture occidentale. Dans la culture occidentale, la science et le savoir ne sont pas détenus par les ancêtres. Ils sont accessibles à tous ; ce qui a permis aux intellectuels africains d’en apercevoir quelques aspects. Malheureusement, cela ne leur sert pas à grand-chose. 

Le Bénin par exemple regorge d’Ingénieurs Agronomes et pourtant l’agriculture reste par terre. Chaque année au moins une cinquantaine d’Ingénieurs Agronomes sont mis sur le marché et pourtant l’agriculture ne décolle pas. Des cadres de conception mais qu’est ce qu’ils conçoivent au juste ? Que font les ingénieurs agronomes pour le décollage de l’agriculture ? Combien s’installent à leur propre compte ? On nous dira que ce sont des cadres de conceptions et pour cela, ils n’ont pas nécessairement besoin de créer leurs propres exploitations agricoles. Mais alors, quelles sont les stratégies qu’ils élaborent pour sortir l’agriculture béninoise de son malaise ? Malgré tout le soutien du Gouvernement et des bailleurs de fonds internationaux, la filière coton sombre de jour en jour. La seule culture dont la filière a été mise en place par la Compagnie française de développement des fibres et textiles ne répond plus aux attentes des populations. La production ne cesse de diminuer et pourtant les ingénieurs agronomes interviennent toujours dans la filière. Au fond, que pensent réellement les ingénieurs agronomes du coton comme culture d’avenir pour le Bénin ? Le Bénin a-t-il vraiment les potentialités dans la production du coton ? Le coton est-il réellement une culture sur laquelle le Bénin doit se baser dans sa politique agricole ? Autant de questions auxquelles les ingénieurs agronomes doivent trouver des réponses si tant est qu’ils sont des cadres de conception. Un cadre de conception n’est pas un agent d’exécution et nos ingénieurs agronomes doivent prendre conscience de cela. Actuellement de nombreux ingénieurs agronomes occupent la fonction de Responsable agricole dans de nombreuses communes du pays. Quelles dynamiques sont en train d’être mises en place par ces ingénieurs ? À l’heure de la décentralisation quelles politiques agricoles ces ingénieurs agronomes développement avec les élus locaux. Occuper le poste de Responsable d’un Centre Communal pour la Promotion Agricole (CeCPA) ne fait pas de vous un agent d’exécution qui doit attendre des ordres du Ministère de l’Agriculture avant d’agir. C’est une aberration que les cadres de conception que sont les ingénieurs agronomes ne développement pas des stratégies locales dans les différentes communes où ils interviennent et qu’ils attendent tout du Ministère. Cette aberration trouve foncièrement sa source dans le processus de construction de la pensée. 

Nous sommes dans un système de construction de pensée qui nous évite d’assumer nos responsabilités et de prendre des initiatives. Notre système de pensée nous a essentiellement appris à attendre tout de l’autre et à rejeter les résultats de nous échecs sur l’autre ou à mettre cela sur le compte de la fatalité. Nous ne cherchons pas à faire face aux problèmes, mais nous recherchons toujours des alibis. Quel est ce peuple où on justifie ce qui n’a pas marché par la faute de l’autre ? Quel est ce peuple ou l’individu en soi n’existe pas de part ses actes ? On n’existe que par les autres et cela pousse les gens à refuser ou à nier leurs responsabilités. 

Si nous sommes matériellement pauvres, si nous ne mangeons pas à notre faim, c’est tout simplement parce que nous sommes pauvres d’esprit et pauvres intellectuellement. Comment pouvons-nous avoir le matériel alors que nous ne savons pas comment penser ? Nous ne pensons qu’à nos ventres et qu’à nous-mêmes alors que le développement nous oblige à penser au bien. Oui, pour nous développer, nous devons penser au bien pas en tant que ce qu’il nous faut matériellement pour vivre mieux tout en dominant les autres mais plutôt au bien en tant que ce qu’il faut au peuple, à l’individu inconnu. Nous devons penser à ce qu’il faut pour que tout le monde se sente bien. Si la démocratie a été inventée en Europe, c’est parce que les occidentaux ont trouvé que c’est une bonne chose qui permettra à tous de se sentir bien au sein de la cité. Le bien dont il est ici question dans la démocratie, ce n’est pas le fonctionnement de la démocratie à travers le fonctionnement des institutions mais plutôt l’esprit de la démocratie. Par la démocratie, on entend cette force qui vous pousse à œuvrer pour le bien des autres sans chercher une contre partie. Votre seule satisfaction, c’est de savoir que vous travailler pour le bien des autres et de savoir que le travail que vous fêtes donne des résultats perceptibles. Malheureusement, chez nous, nous n’avons copié que les aspects formels de la démocratie. Pour nous, un Etat démocratique est un Etat dans lequel toutes les institutions de la démocratie fonctionnent. La forme a donc pris le pas sur le fond. Dans ces conditions, les dirigeants viennent au pouvoir non pas pour travailler pour le bien du peuple mais plutôt pour s’enrichir et servir leurs proches. Combien de Chefs d’Etats Africains ne deviennent pas subitement riches une fois qu’ils sont élus à la plus haute fonction de leur pays respectifs ? Combien de Chefs d’Etats Africains ne cherchent pas à s’éterniser au pouvoir, et ceci seulement pour continuer par piller les richesses de la république ? Combien de dirigeants Africains ne vivent pas dans l’opulence alors que le peuple croupis sous le poids de la misère ? Tout cela est très éloigné voir opposé à l’esprit de la démocratie. L’esprit de la démocratie, c’est de l’altruisme, la faculté de se mettre au service de son peuple et travailler pour son mieux être. Et pourtant, nos Etats se déclarent démocratiques. Nous nous demandons, en quoi consiste vraiment cette démocratie. L’autre a dit un jour que « les pays africains ne sont pas encore prêts pour la démocratie » et il a été décrié sous tous les toits. L’honnêteté intellectuelle nous oblige à lui donner raison, n’en déplaise à ceux qui travaillent pour que l’Afrique reste toujours dernière dans le concert des Nations. 

Pour nous développer, nous devons changer notre façon de penser et ceci doit commencer par nous les intellectuels Africains. Nous devons cesser d’accuser les autres et prendre notre destinée en main. C’est vrai que l’autre nous a maltraité par le passé, c’est vrai qu’à cause de l’autre, nous avons connu assez de retard dans le concert des Nations, c’est aussi vrai que la nature donne l’impression qu’elle est contre nous, mais c’est également vrai que nous sommes à la base d’un grand nombre des maux qui nous minent. Cesser d’accuser l’autre et nous remettre fondamentalement en cause, devraient déjà constitués un grand pas pour nous sur la voie du développement. Nous appelons donc à la renaissance des consciences africaines. 

 

NB : Le prochain article portera sur un sujet d’actualité : « la problématique des faux médicaments »


Pourquoi deux mandats ?

« Pour amorcer le développement du Bénin, un seul mandat suffit au Chef de l’Etat pour le faire. » Telle est l’affirmation avec laquelle nous commençons cet article. C’est une affirmation que nous pensons fondée et qui, mise en pratique, peut conduire à de très bons résultats au Bénin. Le Président  Boni YAYI par exemple, avait bien démarré son mandat. Des actions concrètes pour le développement et le bien être avaient été posées. Des idées louables avaient été émises avec l’organisation des états généraux dans différents secteurs de la vie. La forme des actions montrait assez de bonne volonté même si dans le fond des choses sont à critiquer. Nous nous abstenons ici de critiquer le fond, nous contentant tout simplement d’apprécier positivement la forme. L’élan était donc bien pris mais « les Béninois ont trahi le Président de
la République »
. Oui, nous le répètons, « les Béninois ont trahi le Président de
la République. »
Depuis le jour où les citoyens béninois ont commencé par organiser des marches de soutien dans toutes les communes du pays, le Président a commencé par rêver à un second mandat au pouvoir et de là est parti les errements. Un président élu a l’obligation de travailler pour le bien de son peuple. Nous ne comprenons pas alors pourquoi organiser des marches pour signifier un quelconque soutien à ce Président. Si le Président fait bien, c’est normal et il n’a pas besoin de marches des citoyens pour le savoir. Et d’ailleurs, c’est pour « faire bien » que les populations acceptent de le porter à la tête du pays. La grogne des citoyens suffise au Président pour savoir la portée de ses actions et la façon dont elles sont perçues au niveau de la population. Malheureusement, au Bénin, nous avons trouvé l’idée géniale d’organiser des marches pour soutenir le Président de
la République. En fait, ces marches sont tout simplement du clientélisme pour vénérer le Chef de l’Etat et surtout pour se faire remarquer, « se distinguer du lot », séduire le Président dans l’optique de bénéficier d’un poste. Au lieu de travailler, les gens délaissent leur fonction et vont marcher, faisant ainsi perdre de la valeur ajoutée au pays. Sur ce, nous trouvons que le Béninois est un géni, oui sincèrement c’est un géni. Son caractère génial réside, dans le fait qu’il sait manipuler, et il sait si bien le faire. Du moins, la classe des hommes politiques nous donne raison. Chers compatriotes, regardez autour de vous et voyez bien ceux qui organisent ces marches ? Ce sont ceux que vous avez redoutés de tous les temps ! Ou du moins, ce sont les barrons d’hier qui sont de retour sous d’autres facettes ! A ceux-là, ont avait reproché une gestion peu orthodoxe de nos ressources. Ils ont aidé le Chef d’hier à conduire le pays où il était en 2006. Et, braves citoyens, c’est pour mettre fin à cette gestion calamiteuse que vous avez opéré ce choix. Malheureusement, ces Barrons sont toujours là. Ils ont su trouver le raccourci pour se positionner, de nouveau. Où allons nous avec tout cela ? 

A travers ces nombreuses marches de soutien, la production est laissée de côté pour de la fanfaronnade. Quand un Chef d’Etat commence par penser à son second mandat, il n’a plus la tête sur les épaules mais les épaules sur la tête. Les épaules pèsent sur sa tête et il n’arrive plus à réfléchir. Il cherche à nouer des alliances, à satisfaire le plus grand nombre possible de personnes afin de bénéficier de leur soutien, même si ces alliances vont nuire à son action ; il s’en fou en ce moment. L’essentiel pour lui c’est d’obtenir son second mandat quel que soit la souffrance des populations. Et à ce stade, le développement de la population n’est plus au premier rang. Non pas ça. D’abord et avant tout, comment réussir à avoir la main mise sur une plus grande popularité, pour un second mandat. Pauvre de nous ! C’est ridicule que dans notre pays, le Président de
la République nomme des Ministres qui refusent le poste à eux confié. Cela montre clairement que ces personnes n’ont pas été consultés et comment peut-on nommer des gens sans auparavant savoir si ces personnes sont d’accord ou non pour assumer la fonction qui leur sera confiée. Est-ce une nomination pour contenter ou faire plaisir ou une nomination pour le développement du pays. C’est dommage mais c’est ce à quoi nous faisons face. Quand nous voyons ça, chers compatriotes, nous avons mal dans l’âme .  Ce qui nous fait encore plus mal, c’est de faire croire au Chef, qu’en étant Ministre on peut mobiliser la population derrière lui, pour plus tard. Béninois et Béninoises, pauvres de nous ! Ces politiciens pensent toujours qu’il suffit de nous dire « votez X » ou « votez Y » pour qu’on le fasse. Non nous ne sommes plus à cette étape. Nous ne voterons que pour celui, avec qui nous trouverons le compte du pays, celui qui pense l’épanouissement des populations. Et le temps nous donnera raison.  

Nous affirmons ici qu’ « un Chef d’Etat qui veut travailler au Bénin ne doit pas chercher la popularité ni auprès des populations ni auprès de ses collaborateurs ou de ses paires politiciens. » Chercher la popularité, est une forme de populisme et le populisme nuit au développement. Si au début, il récolte quelques résultats positifs, peu de temps après il conduit au déchantement. Le peuple s’en lasse alors que le populiste continue dans son avancée. Il se trouve en déphasage par rapport au peuple et ne travaille plus pour ce peuple. Alors pour un développement vrai, un Chef d’Etat doit s’éloigner du populisme. 

Pour un pays qui veut se mettre sur la voie du développement, point de laisser-aller. La rigueur doit être le seul mot d’ordre, n’en déplaise au gens. Il faut travailler et dans les règles. Les gens ne travaillent pas dans notre pays et nous reviendrons sur ce sujet dans un autre article. 

La recherche de la popularité est un signe avant coureur du rêve à un second mandat. Or rêver à un second mandat enlise le pays et empêche les citoyens de travailler. Tout le monde se focalise sur le sujet et le système de production s’en trouve paralysé. Un Président de
la République n’est pas obligé de faire deux mandats de pouvoir. Faire un mandat, travailler comme il le faut et être apprécié positivement par tous ses concitoyens est de loin meilleur à deux mandats avec des résultats douteux. La recherche d’un second mandat conduit à trop de dérives au sommet de l’Etat. Le pays est tout le temps en campagne, ce qui est une façon de gaspiller les ressources de l’Etat. Chacun fait tout pour plaire au Chef. On ne dit pas la vérité au Chef, de peur de subir sa colère. Dommage que la plupart des Chef n’aiment pas la vérité non plus. Mais comment peut-on gouverner dans le mensonge. Dans de nombreux secteurs économiques si les gens disaient réellement ce qui se passe à leurs chefs respectifs et que les décisions sont prises en conséquence, nous pensons que beaucoup de choses allaient déjà changer. Dans le secteur agricole par exemple, que peut-on penser des chiffres qui sont produits dans nos centres régionaux pour la promotion agricole, (CERPA, ex CARDER). Depuis notre formation universitaire, les enseignants mettaient déjà en doute les chiffres fournis et depuis le système continue. Quel dommage pour notre pays. Quand est ce que le changement va-t-il réellement s’amorcer ? Ou alors sommes-nous condamner pour toujours ? A chacun de se prononcer sur ces questions. 


BENIN : Une opposition politique ridicule

Pour tout pays qui se respecte et qui veut se placer sur la voie du développement, l’opposition politique est amenée à jouer un rôle très important. Même si ce n’es pas elle qui prend les grandes décisions politiques, elle y contribue grandement de part sa contribution au débat public. Elle a donc une force énorme qu’elle peut mettre en œuvre de part ses idées. 

Au Bénin, malheureusement, l’opposition ne semble pas jouer de rôle qui permettrait de dynamiser les actions du Gouvernement. Même si le Gouvernement ne fait pas assez, ce qui n’est réellement pas le cas, nous constatons que l’opposition ne fait rien pour amener les dirigeants actuels à travailler. Il s’agit en fait d’une opposition ridicule. Elle est si hétéroclite qu’elle n’arrive même pas à parler d’une seule voie. On observe au sein de l’opposition des luttes intenses de leadership en vue des élections présidentielles de 2011. Ce qu’elle oublie ici, c’est que pour remporter 2011 face au président actuel, il faut être une force de proposition et montrer clairement aux citoyens que des alternatives sont possibles face aux choix parfois, si non souvent désastreux du Gouvernement. Cette opposition là, ne contribue donc pas au développement du Bénin. Au contraire, elle fait tout pour l’empêcher d’amorcer le développement. Elle met tout en œuvre pour entacher ou nuire au peu d’actions positives que le Gouvernement consent réaliser. On se souvient encore des accords relatifs à la protection de la côte qui n’ont pas été signés du fait du blocage des députés de l’opposition et pour lesquels le Président a été obligé de recourir à des ordonnances pour sauver ces dossiers si tant importants pour le pays. 

 

Les gens sont opposants sans vraiment savoir pourquoi, à moins de passer leur temps à critiquer ce que font les autres. Critiquer c’est bien mais qu’est ce que l’opposition propose. Jusqu’à présent, nous ne voyons rien de leur part comme projet de société. C’est normal que l’opposition ne puisse rien proposer dans la mesure où elle ne dispose pas d’un projet de société. Elle est sans boussole et s’oriente suivant les directions du vent. Quand on ne sait pas ce qu’on veut, quand on ne sait pas là où on va, c’est normal qu’on cherche la moindre occasion pour critiquer ce que font les autres. En réalité l’opposition béninoise vit dans l’oisiveté et cherche les opportunités pour se faire entendre. Dommage qu’elle ne soit même pas capable di dire ouvertement qu’elle fait parti de l’opposition. Quand des personnes qui depuis le renouveau démocratique, d’autres depuis la période révolutionnaire ont participé à la gouvernance du pays et n’ont pu rien apporter de positif, se retrouvent aujourd’hui dans l’opposition, ce n’est pas étonnant qu’elles produisent des résultats lamentables. Et oui, notre opposition est lamentable et fait honte à nous béninois lorsque nous suivons des actions. Comment peut-on empêcher le Gouvernement de réaliser des actions pour des populations alors que ces populations ont participé à l’élection d’une partie des acteurs de cette opposition à l’Assemblée Nationale ou comme élu local ou municipal ? Une opposition qui passe son temps à avoir la majorité à l’assemble nationale avec pour seule raison de bloquer les actions du Gouvernement, ce n’est pas une opposition. Une opposition qui pense à tout moment à 2011 alors que nous sommes en 2009, n’est pas digne, surtout quand elle n’a rien de mieux à proposer. 

En tout état de cause, au Bénin, nous ne disposons pas encore d’une opposition politique. Les personnes qui aujourd’hui sont supposées faire parti de l’opposition sont simplement des personnes à la recherche de leur survie politique. 

Adidéhou 

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