Pourquoi deux mandats ?

« Pour amorcer le développement du Bénin, un seul mandat suffit au Chef de l’Etat pour le faire. » Telle est l’affirmation avec laquelle nous commençons cet article. C’est une affirmation que nous pensons fondée et qui, mise en pratique, peut conduire à de très bons résultats au Bénin. Le Président  Boni YAYI par exemple, avait bien démarré son mandat. Des actions concrètes pour le développement et le bien être avaient été posées. Des idées louables avaient été émises avec l’organisation des états généraux dans différents secteurs de la vie. La forme des actions montrait assez de bonne volonté même si dans le fond des choses sont à critiquer. Nous nous abstenons ici de critiquer le fond, nous contentant tout simplement d’apprécier positivement la forme. L’élan était donc bien pris mais « les Béninois ont trahi le Président de
la République »
. Oui, nous le répètons, « les Béninois ont trahi le Président de
la République. »
Depuis le jour où les citoyens béninois ont commencé par organiser des marches de soutien dans toutes les communes du pays, le Président a commencé par rêver à un second mandat au pouvoir et de là est parti les errements. Un président élu a l’obligation de travailler pour le bien de son peuple. Nous ne comprenons pas alors pourquoi organiser des marches pour signifier un quelconque soutien à ce Président. Si le Président fait bien, c’est normal et il n’a pas besoin de marches des citoyens pour le savoir. Et d’ailleurs, c’est pour « faire bien » que les populations acceptent de le porter à la tête du pays. La grogne des citoyens suffise au Président pour savoir la portée de ses actions et la façon dont elles sont perçues au niveau de la population. Malheureusement, au Bénin, nous avons trouvé l’idée géniale d’organiser des marches pour soutenir le Président de
la République. En fait, ces marches sont tout simplement du clientélisme pour vénérer le Chef de l’Etat et surtout pour se faire remarquer, « se distinguer du lot », séduire le Président dans l’optique de bénéficier d’un poste. Au lieu de travailler, les gens délaissent leur fonction et vont marcher, faisant ainsi perdre de la valeur ajoutée au pays. Sur ce, nous trouvons que le Béninois est un géni, oui sincèrement c’est un géni. Son caractère génial réside, dans le fait qu’il sait manipuler, et il sait si bien le faire. Du moins, la classe des hommes politiques nous donne raison. Chers compatriotes, regardez autour de vous et voyez bien ceux qui organisent ces marches ? Ce sont ceux que vous avez redoutés de tous les temps ! Ou du moins, ce sont les barrons d’hier qui sont de retour sous d’autres facettes ! A ceux-là, ont avait reproché une gestion peu orthodoxe de nos ressources. Ils ont aidé le Chef d’hier à conduire le pays où il était en 2006. Et, braves citoyens, c’est pour mettre fin à cette gestion calamiteuse que vous avez opéré ce choix. Malheureusement, ces Barrons sont toujours là. Ils ont su trouver le raccourci pour se positionner, de nouveau. Où allons nous avec tout cela ? 

A travers ces nombreuses marches de soutien, la production est laissée de côté pour de la fanfaronnade. Quand un Chef d’Etat commence par penser à son second mandat, il n’a plus la tête sur les épaules mais les épaules sur la tête. Les épaules pèsent sur sa tête et il n’arrive plus à réfléchir. Il cherche à nouer des alliances, à satisfaire le plus grand nombre possible de personnes afin de bénéficier de leur soutien, même si ces alliances vont nuire à son action ; il s’en fou en ce moment. L’essentiel pour lui c’est d’obtenir son second mandat quel que soit la souffrance des populations. Et à ce stade, le développement de la population n’est plus au premier rang. Non pas ça. D’abord et avant tout, comment réussir à avoir la main mise sur une plus grande popularité, pour un second mandat. Pauvre de nous ! C’est ridicule que dans notre pays, le Président de
la République nomme des Ministres qui refusent le poste à eux confié. Cela montre clairement que ces personnes n’ont pas été consultés et comment peut-on nommer des gens sans auparavant savoir si ces personnes sont d’accord ou non pour assumer la fonction qui leur sera confiée. Est-ce une nomination pour contenter ou faire plaisir ou une nomination pour le développement du pays. C’est dommage mais c’est ce à quoi nous faisons face. Quand nous voyons ça, chers compatriotes, nous avons mal dans l’âme .  Ce qui nous fait encore plus mal, c’est de faire croire au Chef, qu’en étant Ministre on peut mobiliser la population derrière lui, pour plus tard. Béninois et Béninoises, pauvres de nous ! Ces politiciens pensent toujours qu’il suffit de nous dire « votez X » ou « votez Y » pour qu’on le fasse. Non nous ne sommes plus à cette étape. Nous ne voterons que pour celui, avec qui nous trouverons le compte du pays, celui qui pense l’épanouissement des populations. Et le temps nous donnera raison.  

Nous affirmons ici qu’ « un Chef d’Etat qui veut travailler au Bénin ne doit pas chercher la popularité ni auprès des populations ni auprès de ses collaborateurs ou de ses paires politiciens. » Chercher la popularité, est une forme de populisme et le populisme nuit au développement. Si au début, il récolte quelques résultats positifs, peu de temps après il conduit au déchantement. Le peuple s’en lasse alors que le populiste continue dans son avancée. Il se trouve en déphasage par rapport au peuple et ne travaille plus pour ce peuple. Alors pour un développement vrai, un Chef d’Etat doit s’éloigner du populisme. 

Pour un pays qui veut se mettre sur la voie du développement, point de laisser-aller. La rigueur doit être le seul mot d’ordre, n’en déplaise au gens. Il faut travailler et dans les règles. Les gens ne travaillent pas dans notre pays et nous reviendrons sur ce sujet dans un autre article. 

La recherche de la popularité est un signe avant coureur du rêve à un second mandat. Or rêver à un second mandat enlise le pays et empêche les citoyens de travailler. Tout le monde se focalise sur le sujet et le système de production s’en trouve paralysé. Un Président de
la République n’est pas obligé de faire deux mandats de pouvoir. Faire un mandat, travailler comme il le faut et être apprécié positivement par tous ses concitoyens est de loin meilleur à deux mandats avec des résultats douteux. La recherche d’un second mandat conduit à trop de dérives au sommet de l’Etat. Le pays est tout le temps en campagne, ce qui est une façon de gaspiller les ressources de l’Etat. Chacun fait tout pour plaire au Chef. On ne dit pas la vérité au Chef, de peur de subir sa colère. Dommage que la plupart des Chef n’aiment pas la vérité non plus. Mais comment peut-on gouverner dans le mensonge. Dans de nombreux secteurs économiques si les gens disaient réellement ce qui se passe à leurs chefs respectifs et que les décisions sont prises en conséquence, nous pensons que beaucoup de choses allaient déjà changer. Dans le secteur agricole par exemple, que peut-on penser des chiffres qui sont produits dans nos centres régionaux pour la promotion agricole, (CERPA, ex CARDER). Depuis notre formation universitaire, les enseignants mettaient déjà en doute les chiffres fournis et depuis le système continue. Quel dommage pour notre pays. Quand est ce que le changement va-t-il réellement s’amorcer ? Ou alors sommes-nous condamner pour toujours ? A chacun de se prononcer sur ces questions. 

 

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